DE
01.09.2010
Le Roi sans royaume

Presse

L'Agora théâtre confirme son grand talent
Comme l'écrivait Marcel Cremer, fondateur de l'Agora Théâtre : "Si c'est aller au restaurant pour y manger ce qu'on mange tous les jours, mieux vaut ne pas y aller. Si quelqu'un va au théâtre dans l'espoir d'y retrouver du connu ou du ruminé, il lui manque la condition pré-requise la plus importante : la faim du nouveau, de l'inconnu, del'étrange ( ). Certains auteurs et acteurs préfèrent vendre aux enfants des filets panés. Personnellement, je préfère leur présenter du poissonet leur expliquer comment on enlève les arêtes. Le poisson frais est bien plus sain ( ), il nous parle beaucoup mieux de la vie ( ) Aller au théâtre, c'est faire quelque chose pour la première fois ( ) Chaque représentation est unique. Merveilleuse. Fantastique. Passionnante. Mais cela comporte des risques de complications, parce que c'est la première fois. A cause de cela, tout est unique, nouveau, autre, INCONNU." Tout qui découvrira "Le Roi sans royaume" réalisera à quel point il ne s'agit pas de paroles en l'air. L'Agora théâtre y propose en effet un vrai spectacle pour enfants, drôle, enjoué, tendre, poétique et raffiné. Une scénographie circulaire enveloppe le spectateur et lui permet de vivre
la pièce à part entière, de partir dans le rêve, de s'élever au-delà de la banalité du quotidien, d'apprécier le jeu des comédiens, la pureté du texte, la beauté des costumes et des musiques avant de s'en aller les pieds dans les prés et la tête dans les étoiles. Des royaumes comme celui-là, on veut bien en perdre tous les jours.
Laurence Bertels 25.08.2010 La Libre

 

Le roi s'éveille un beau matin en ayant tout perdu sauf la couronne qu'il avait oublié
d'enlever avant de se coucher. Le voici donc parti, au gré du vent, à la recherche de son
royaume et de sa chanson. Prononcé au micro par des comédiens dont l'accent allemand sied à la narration, le poème écrit en guise de prologue vogue au rythme de la contrebasse ou du violoncelle et accompagne le roi naïf. En chemin, il croise un chat noir, qui ne le quittera plus, des saltimbanques, un jeune cerf vaniteux, d'étonnants rameurs ou d'absurdes douaniers. Au coeur d'une scénographie circulaire qui enrobe les spectateurs , six comédiens et un régisseur passent d'un rôle à l'autre et endossent, tour à tour, la fameuse couronne dans un theater complet, physique, drôle et visuel. Soigné jusque dans les moindres détails, "Le Roi sans royaume" est un vrai spectacle pour enfants, une pièce qui les considère à part entière et leur offre le plus beau.
Laurence Bertels 24.08.2010 La Libre


A la recherche de nos royaumes perdus
Humour et poésie se marient pour nous rappeler l'importance de partir à la découverte du monde qui nous entoure afin, peut-être, de se retrouver soi-même. Utilisant feuilles, plumes, écorces, glands pour créer d'étonnants éléments de décor et de costumes, ce Roi sans royaume se termine sur l'image magique d'un vol de ces hélices qui se détachent de
certains arbres pour porter au loin les graines qui feront renaître la vie.
Jean-Marie Wynants 23.08.2010 Le Soir

 

L'édition 2010 des Rencontres s'est clôturée par la proclamation des prix du jury et des coups de coeur et coup de foudre de la presse. Aucune grosse surprise dans ces palmarès qui couronnent des spectacles de qualité. En tête de ceux-ci, Le roi sans royaume de l'Agora Théâtre truste les deux prix les plus importants. Normal. Quelques mois à peine après
la disparition de son fondateur Marcel Cremer, cette compagnie a démontré avec brio que ce qu'il avait semé continuerait à germer.
Jean-Marie Wynants 25.08.2010 Le Soir


Assis sur les gradins d'un petit chapiteau de proximité, les spectateurs sont en communion avec les interprètes. Des musiques à la fois savantes et populaires, nouvelles et nourries de
traditions soutiennent les actions, les accompagnent, les soulignent, jouées par les comédiens eux-mêmes. Ceux-ci usent de leurs voix pour chanter mais aussi pour muser, fredonner, émettre des sonorités rythmées ou parfois incongrues. Cela fuse de toutes parts car le spectacle est partout, enveloppant, chaleureux.
Chaque moment renouvelle le précédent par des trouvailles qui sonnent justes. Et, si suggérer le merveilleux au théâtre est une entreprise délicate, rarement réussie, cette fois, le climat est évident comme dans les contes de l'enfance. Tout ici est délicat, éclairages, costumes, accessoires. Tout est présent sans ostentation permettant au rire le plus franc de cohabiter avec l'émotion d'assister à la fois à un testament artistique et à une communion presque charnelle avec des idées et des êtres.
Michel Voiturier 24.08.2010 www.ruedutheatre.eu